La mention « Ce site peut être piraté » s’affiche sous votre résultat dans Google. L’effet est immédiat : le taux de clic s’effondre, parce que personne ne prend le risque. Ce n’est pas une pénalité de classement, c’est un avertissement de sécurité, et il se traite différemment.
Je regarde votre situation et je vous dis en vingt minutes ce qui mérite d’être corrigé en priorité.
Savoir ce que Google a vu
La Search Console contient une rubrique Sécurité et actions manuelles. Elle indique le type de problème détecté et fournit des URL d’exemple. Ces exemples sont précieux : ils vous montrent exactement les pages que Google considère comme compromises.
Google distingue plusieurs cas : contenu piraté injecté, logiciel malveillant, hameçonnage, ou téléchargements indésirables. La suite du travail dépend de cette qualification.
Voir ce que voit Googlebot
Sur un site compromis, le contenu servi à Googlebot diffère souvent de celui affiché à un visiteur humain. C’est tout l’intérêt de la manœuvre pour l’attaquant : les pages de spam sont indexées sans que le propriétaire ne s’aperçoive de rien.
L’outil d’inspection d’URL de la Search Console affiche le code source tel que Google le reçoit. Comparez-le avec ce que vous voyez dans votre navigateur : c’est souvent là que le contenu injecté apparaît.
- Relever les URL d’exemple fournies par la Search Console
- Inspecter chacune avec l’outil d’inspection d’URL
- Comparer le rendu Googlebot avec le rendu navigateur
- Rechercher les pages indexées inconnues avec une requête site:
- Contrôler le fichier sitemap : il est parfois remplacé
Nettoyer avant de demander l’examen
La tentation est de demander immédiatement un examen pour faire disparaître l’avertissement. C’est contre-productif : un examen refusé allonge le délai et Google devient plus exigeant sur les demandes suivantes.
Le nettoyage doit être terminé et vérifié. Cela signifie : code malveillant retiré, portes dérobées supprimées, mots de passe changés, extensions mises à jour, et pages de spam désindexées ou supprimées.
| Type signalé | Ce que Google a détecté | Priorité de traitement |
|---|---|---|
| Contenu piraté | Pages de spam injectées dans le site | Nettoyer et désindexer les pages créées |
| Logiciel malveillant | Code hostile servi aux visiteurs | Urgence : le site nuit à ses visiteurs |
| Hameçonnage | Page imitant un service pour voler des identifiants | Urgence maximale, risque juridique |
| Téléchargements indésirables | Fichiers proposés au visiteur | Retirer les fichiers et les liens |
Je peux appliquer directement ces corrections sur votre site plutôt que vous laisser une liste de recommandations.
Rédiger la demande d’examen
La demande doit décrire ce qui s’est passé, ce que vous avez corrigé, et ce que vous avez mis en place pour éviter la récidive. Une demande d’une ligne du type « c’est réparé » est traitée avec moins d’attention qu’un exposé factuel de dix lignes.
Une demande d’examen déposée trop tôt est refusée, et chaque refus rallonge le délai. Mieux vaut passer deux jours de plus à nettoyer.
Pendant l’attente
Comptez quelques jours, parfois une semaine. L’avertissement reste affiché pendant ce temps. C’est le moment de vérifier une dernière fois qu’aucune porte dérobée ne subsiste : une réinfection pendant l’examen est le pire scénario possible.
Ce qu’il faut retenir
L’avertissement est une conséquence, pas la cause. Servez-vous des URL d’exemple de la Search Console pour comprendre ce que Google a vu, nettoyez complètement, et ne déposez la demande d’examen que lorsque vous êtes certain qu’il ne reste rien. Le temps gagné en se précipitant est toujours reperdu ensuite.
Faire appel à un prestataire de nettoyage
Avantages
- Intervention rapide, souvent sous vingt-quatre heures
- Habitude des portes dérobées difficiles à repérer
- Rapport documenté utile pour la demande d’examen
- Décharge une équipe qui n’a pas ces compétences
Inconvénients
- Coût immédiat, parfois plusieurs centaines d’euros
- Certains nettoient sans identifier la faille d’origine
- Nécessite de confier des accès complets
- Ne dispense pas de mettre à jour ensuite
Obtenir la levée de l’avertissement
0 sur 5 points validés
Cochez au fur et à mesure : votre avancement reste sur cet appareil, rien n’est envoyé et aucun compte n’est nécessaire.
Cet avertissement est un signalement de sécurité, pas une pénalité de classement. Utilisez les URL d’exemple de la Search Console pour voir ce que Google a vu, nettoyez intégralement, et ne demandez l’examen qu’une fois certain : un refus rallonge le délai.
Questions fréquentes
Combien de trafic vais-je perdre ?
L’avertissement s’affiche sous le résultat et dissuade la grande majorité des clics. Les positions restent inchangées, mais le trafic s’effondre. C’est pourquoi le délai de traitement compte plus que tout.
Puis-je faire retirer l’avertissement sans nettoyer ?
Non. Google revérifie le site avant de lever le signalement. Une demande déposée sur un site encore compromis est refusée, et les demandes suivantes sont examinées avec plus de méfiance.
Mon hébergeur dit que tout est propre.
Les analyses côté serveur détectent les signatures connues, pas les injections en base de données ni les portes dérobées récentes. Vérifiez vous-même les URL d’exemple fournies par la Search Console : elles sont factuelles.
Sources et vérifications
Procédure conforme à la documentation Google en vigueur. Les délais indiqués correspondent aux demandes d’examen que j’ai accompagnées.
Décrivez votre situation en quelques lignes. Réponse sous 24 heures, sans engagement ni relance commerciale.