Analyse

Détecteur de contenu IA

Deux analyses distinctes. Pour un texte, huit indices statistiques mesurent la régularité de l’écriture — les modèles produisent une prose plus lisse qu’un humain. Pour une image, ce sont les métadonnées du fichier qui parlent : appareil photo, logiciel générateur, marqueurs de provenance. Tout est analysé dans votre navigateur.

Ce que cet outil peut affirmer, et ce qu’il ne peut pas

Aucun détecteur, celui-ci comme les autres, ne peut prouver qu’un texte a été écrit par une machine. Les modèles de langage produisent des phrases parfaitement humaines ; ce qui les trahit statistiquement, c’est la régularité. Un humain varie sans y penser : il écrit une phrase de trente mots, puis une de quatre. Il se répète, hésite, emploie deux fois le même adjectif à trois lignes d’intervalle. Un modèle lisse tout cela.

Cet outil mesure donc des indices de régularité, pas une signature. Un score élevé signifie « ce texte présente les caractéristiques statistiques d’une production automatique », pas « ce texte a été généré ». La nuance est décisive : un rédacteur professionnel qui applique un plan rigoureux obtient parfois un score élevé, et un texte généré puis retravaillé passe souvent sous les seuils.

Les huit indices, en clair

Variance de longueur des phrases. Le plus discriminant. On mesure l’écart-type des longueurs de phrase : sous 5, l’écriture est anormalement régulière.

Diversité lexicale. Le rapport entre mots distincts et mots totaux. Un modèle réemploie volontiers le même vocabulaire de liaison.

Densité de connecteurs. « En outre », « par ailleurs », « il est important de noter que » : les tournures de transition sont surreprésentées dans les productions automatiques.

Répétition des débuts de phrase. Un humain varie ses attaques. Un modèle enchaîne les mêmes structures.

Diversité de la ponctuation. Les points-virgules, tirets cadratins, parenthèses et points d’interrogation sont plus rares dans un texte généré.

Marques d’oralité. Élisions familières, incises, questions directes au lecteur : autant de traces humaines qu’un modèle produit moins spontanément.

Longueur moyenne des mots et régularité des paragraphes complètent le tableau : les productions automatiques ont tendance à découper en blocs de taille comparable.

Pour les images, la méthode est différente

Sur une image, aucune statistique de pixels fiable ne tourne dans un navigateur. En revanche, le fichier lui-même parle. Une photo prise avec un appareil contient une section EXIF avec la marque, le modèle, l’ouverture, la vitesse et la sensibilité. Une image générée n’a rien de tout cela — et beaucoup de générateurs écrivent au contraire leur propre signature : Stable Diffusion enregistre le prompt complet dans un bloc parameters, d’autres renseignent le champ Logiciel, d’autres encore ajoutent un manifeste de provenance C2PA ou une mention IPTC de média produit par algorithme.

Cette méthode a une limite qu’il faut connaître : les métadonnées se suppriment en un clic, et la plupart des réseaux sociaux les effacent au téléversement. Une image sans métadonnées n’est donc pas une preuve de génération — c’est une absence d’information. L’outil le dit explicitement plutôt que de conclure à votre place.

Questions fréquentes

Un score élevé prouve-t-il que le texte a été généré ?

Non, et aucun outil ne le peut. Le score indique que le texte présente les caractéristiques statistiques d’une écriture automatique. Un rédacteur très méthodique peut obtenir un score élevé, et un texte généré puis réécrit passe souvent inaperçu. Utilisez-le comme un signal d’alerte, jamais comme une preuve.

Combien de mots faut-il au minimum ?

Cent cinquante mots pour un résultat exploitable, trois cents pour un résultat stable. En dessous, la variance des longueurs de phrase n’a pas de sens statistique et l’outil vous le signale.

Google pénalise-t-il les contenus rédigés par IA ?

Non, pas en tant que tels. Les recommandations de Google visent le contenu à faible valeur produit en masse pour manipuler le classement, quel que soit le moyen employé. Un texte assisté par IA, vérifié, enrichi d’une expérience réelle et utile au lecteur ne pose pas de problème. Un texte généré en série pour occuper du terrain, si.

Pourquoi mon image ne présente aucune métadonnée ?

Parce qu’elles ont été supprimées, souvent sans intention : les réseaux sociaux, les messageries et beaucoup d’outils de redimensionnement les effacent au passage. Une image sans métadonnées ne dit rien de son origine, dans un sens comme dans l’autre.

Mes textes et images sont-ils envoyés quelque part ?

Non. L’analyse est entièrement réalisée par votre navigateur : le fichier est lu depuis votre disque, jamais téléversé. Aucune requête réseau n’est émise.

Analyser puis améliorer un contenu assisté par IA

Un score de détection reste un indice. Pour décider quoi publier, croisez-le avec la qualité éditoriale, l’expérience apportée et l’intention de recherche.