Analyse

Analyse de cannibalisation SEO

Deux de vos pages visent la même requête : Google en choisit une, alterne, et les deux plafonnent. Cet outil lit l’export de votre Search Console, repère les requêtes où plusieurs URL se disputent la place, mesure la gravité du conflit et propose l’action adaptée. Tout est calculé dans votre navigateur.

Où trouver les données

  1. Ouvrez la Search Console, rubrique « Résultats de recherche ».
  2. Choisissez une période longue : 3 à 6 mois donnent des tendances stables.
  3. Onglet Requêtes, puis Exporter au format CSV.
  4. Pour croiser requêtes et pages, exportez plutôt depuis un filtre par page, ou utilisez un export tableur contenant les deux colonnes.

Il faut trois colonnes au minimum : la requête, l’URL et les impressions. Les clics et la position moyenne affinent le diagnostic sans être obligatoires. Les intitulés français et anglais sont reconnus automatiquement.

Qu’est-ce que la cannibalisation, exactement

On parle de cannibalisation quand plusieurs pages d’un même site se positionnent sur une même requête. Le problème n’est pas d’apparaître deux fois : c’est que Google doit choisir. Il alterne, teste, répartit les signaux entre les deux adresses, et aucune ne capitalise. Résultat : deux pages en huitième position là où une seule aurait pu être troisième.

Le symptôme le plus reconnaissable n’est pas une chute brutale, c’est un plafond. Une page monte, redescend, remonte, sans jamais franchir un seuil — parce que sa jumelle reprend la main à chaque mise à jour de l’index.

Comment la gravité est calculée

Deux pages sur une requête ne constituent pas toujours un problème. Ce qui compte, c’est la répartition. Si une URL concentre plus de 80 % des impressions, Google a tranché : la seconde n’est qu’un écho sans conséquence. Si les impressions sont partagées à parts proches, l’arbitrage n’est pas fait et le potentiel est bien perdu.

L’outil combine trois signaux : le nombre d’URL en concurrence, la part d’impressions de l’URL dominante, et l’écart de position entre la meilleure et la moins bonne. Il en tire trois niveaux — critique, important, à surveiller — et une estimation des impressions dispersées, qui sert à trier les requêtes par coût réel.

Les quatre actions possibles

Fusionner puis rediriger. Quand deux pages traitent le même sujet avec la même intention, la bonne réponse est presque toujours d’en faire une seule : reprenez le meilleur des deux, gardez l’URL la plus ancienne ou la mieux placée, et redirigez l’autre en 301.

Différencier l’intention. Si les deux pages ont une raison d’exister — une page commerciale et un article de fond, par exemple — le problème vient du vocabulaire, pas de la structure. Réécrivez les titres et les H1 pour que chacune vise une intention distincte.

Poser une canonique. Pour des variantes proches qu’on ne peut pas supprimer (filtres, tri, pagination), la balise canonique désigne la version de référence sans supprimer les autres.

Retravailler le maillage. Quand trois pages ou plus se disputent une requête, le problème est architectural. Il faut une page pilier qui porte la requête principale, et des pages satellites qui pointent vers elle sur des requêtes plus précises.

Ce que cet outil ne fait pas

Il n’interroge aucune API de positionnement et n’invente aucune métrique. Il travaille exclusivement sur les données que vous lui fournissez, c’est-à-dire vos propres mesures Search Console. Un outil qui prétendrait deviner vos positions sans accès à votre compte afficherait des chiffres inventés.

Questions fréquentes

Quelles colonnes mon fichier doit-il contenir ?

Au minimum la requête et l’URL. Les impressions permettent de pondérer, les clics et la position moyenne affinent l’action recommandée. Les en-têtes français (Requête, Page, Clics, Impressions, Position) comme anglais (Query, Page, Clicks, Impressions, Position) sont reconnus, quel que soit l’ordre des colonnes.

Faut-il corriger toutes les requêtes signalées ?

Non. Commencez par les critiques à fort volume : ce sont celles qui vous coûtent des visites aujourd’hui. Une requête à trente impressions par trimestre ne justifie pas une refonte éditoriale.

Deux pages sur une même requête, est-ce toujours un défaut ?

Non. Si l’une capte l’essentiel des impressions, Google a fait son choix et tout va bien. C’est le partage équilibré qui trahit une hésitation, et donc une perte.

Sur quelle période exporter ?

Trois mois au minimum. Sur une période courte, une simple fluctuation d’index ressemble à de la cannibalisation. Sur six mois, les conflits structurels ressortent nettement.

Mes données sortent-elles de mon poste ?

Non. Le fichier est lu par votre navigateur et analysé localement. Aucune requête réseau n’est émise, rien n’est stocké.